Interview : Clarika

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Le nouvel album de Clarika intitulé La tournure des choses vient de sortir dans les bacs.

Nous vous le chroniquions ici il y a quelques jours. Entre temps, j’ai eu le plaisir de discuter avec cette artiste que j’apprécie beaucoup depuis ses débuts.

Pour changer un peu, je n’ai pas voulu parler de l’album en lui-même, mais j’ai proposé de connaître un peu mieux Clarika en me basant sur les titres ou les paroles de ces chansons de cet opus.

Une interview un peu plus originale qui j’espère vous plaira.

Bonne lecture.

 

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Bonjour Clarika,

Votre nouvel opus vient de sortir il y a peine 3 jours, comment vous sentez-vous après ce grand jour ?

C’est toujours un moment particulier car les chansons sont livrées au public. C’est les premiers retours des gens qui ont achetés l’album, et puis c’est surtout l’antichambre des concerts. Je suis contente quand un album sort car ça veut dire que la tournée va démarrer peu de temps après. C’est une période assez agréable à vivre je trouve.

Vous êtes quelqu’un qui est du genre à s’intéresser de près aux ventes ?

Forcément, même si ce n’est pas du tout mon moteur, c’est important de savoir où on en est. Je n’ai jamais été une grosse vendeuse mais c’est important de savoir que l’album est bien reçu.

Ce nouveau disque s’intitule La tournure des choses. Si l’on se regarde en arrière aujourd’hui, vous êtes contente de la tournure des choses de votre carrière ?

Globalement oui. Déjà le fait d’avoir eu la chance de faire une 6ème album, dans un contexte qui n’est pas facile, et d’être là depuis un certain nombre d’année maintenant, avec un peu de recul, je suis contente de durer jusqu’à maintenant sans faire en plus de compromis artistique. J’espère surtout qu’à chaque album j’aurais les moyens d’en faire un autre, d’avoir l’inspiration déjà, car c’est surtout ça mon angoisse. Mon parcours est globalement positif oui, après, j’aimerais vendre un peu plus d’albums etc mais comme je disais tout à l’heure, ce n’est pas mon moteur. Tant que j’ai des gens qui m’aiment, qui m’entourent et qui me donnent la possibilité de travailler et de faire certains concerts je suis heureuse.

Il y a également un texte sur le Système Sumangali, est-ce important pour vous d’aborder de sujets un peu plus grave ou de prendre partie en tant qu’artiste ?

Je pense que oui. Avec le temps, on est un peu moins tourné sur soi. J’ai toujours aimé observer, la chanson Sumangali ne dénonce pas, mais le fait de décrire le personnage à la première personne et son destin se suffit à elle-même. Je n’aurais pas pu faire une chanson frontale car ça ne serait pas forcément plus fort. Je ne dis pas que c’est une mission obligatoire d’un artiste, chacun fait comme il peut, et comme il veut. On ne peux pas non plus parler de tout, même si on a des avis sur tout, enfin c’est mon cas (rires) mais ce sujet me touché.

La chanson J’veux des lettres évoque les lettres manuscrites. Etes-vous plutôt papier ou ordinateur pour écrire vos textes par exemple ?

Les 2. Pour travailler mes textes je suis assez ordinateur, mais quand je ne suis pas chez moi, ou derrière l’ordi, j’aime prendre mon carnet et travailler dans un café, c’est l’avantage de pouvoir aller n’importe où. Je n’ai pas d’attachement particulier au papier pour écrire mes textes. Par contre, la chanson raconte un vrai regret chez moi, c’est que on s’écrivait beaucoup quand j’étais plus petite et ado et internet, qui par ailleurs est un outil formidable, fait qu’on ne s’écrit presque plus. C’est une déclaration d’amour aux lettres perdues.

Vous parlez une fois de plus dans ce texte de votre pote Luc, pouvez-vous nous dire s’il existe vraiment ?

Ah je ne sais pas (rires). C’est un repère dans ma vie. Avec Luc fait partie des chansons qui ont eue une petite importance dans mon parcours, pour moi, pour mon public, et j’aime bien le retrouver de temps en temps. Je suis assez fidèle en amitié et en chanson.

Fais-moi mâle parle du fait de vouloir devenir un homme, c’est une sorte de regret ?

Non je n’ai jamais eu envie d’être un homme, mais par contre ça m’intéresserait de savoir comment ça fait quelque temps, mais revenir à mon état féminin après. C’est de la curiosité comme vouloir être quelqu’un d’autre de manière générale. Mais non je suis assez contente de ma condition féminine.

Et être une femme dans le milieu de la musique est-ce plus difficile selon vous ?

Moi je ne trouve pas. C’est peut-être plus dur sur la durée car quand je regarde autour de moi les artistes féminines qui passent un cap il y en a peu. Autant il y a beaucoup d’hommes qui ont la 50 aine et qui sont encore là et des femmes très très peu. C’est peut-être plus difficile au niveau de l’image je ne sais pas. Mais moi je n’ai pas eu à souffrir d’être une femme. Quand j’ai fais mes premiers albums on étaient pas beaucoup de filles à êtres auteurs, c’étaient surtout des interprètes, donc à partir de là ça m’a permis d’avoir un éclairage un peu particulier. Et aujourd’hui je pense que la scène féminine n’a rien à envier à la scène masculine.

On peut écouter également sur ce disque le titre C’étais mieux avant. Êtes-vous du genre à le penser ou plutôt à aller de l’avant ?

Je préfère aller de l’avant, c’était justement un pied de nez et une petite manière de me moquer. On le pense tous à un moment donné, il y a des choses qu’on regrette. C’est vrai dans certains domaines, moins dans d’autres, on gagne et on perd ailleurs. C’est compliqué donc je me moque un peu de ça. Mais je n’ai pas envie de me retourner en arrière absolument, même si je trouve que le progrès à tout prix n’est pas toujours une bonne chose.

Pour terminer sur vos textes, il y a une chanson qui évoque Robbie Williams, est-ce un artiste dont vous êtes fan ?

Alors réellement fan je ne dirais pas ça, mais c’est un personnage qui m’a toujours interpellé. Il y a quelque chose que j’aime en lui, d’ailleurs je n’aurais pas pu faire cette chanson soit sur un artiste que j’aime absolument, ou alors sur un artiste que je déteste. En fait c’est né d’un délire sur scène, pas sur la dernière tournée mais sur celle d’avant,  où je racontais que Robbie Williams m’accompagnait, qu’il se cachait dans les loges etc et j’ai eu envie de continuer cette histoire. Et puis tout le monde rêve à priori d’avoir une vie extraordinaire comme lui et j’avais envie de lui dire « non la vraie vie c’est pas ça ».

Ce que j’aime justement chez vous c’est ce travail d’écriture et le fait de raconter des histoires, cela vous prend beaucoup de temps en général pour travailler sur un texte ?

Oui quand même, c’est vrai que l’écriture dans l’aventure de l’album c’est ce qu’il y a pour moi de plus difficile. Après ça dépend, il y a des chansons qui sont écrites rapidement mais je reviens beaucoup dessus pour les réécrire dans le détail. Même si on a pas l’impression, chaque mot est pesés, il n’est pas là par hasard, s’il est dans la chanson c’est que je l’assume. J’ai réellement besoin d’être fière de mon texte pour le livrer aux compositeurs. C’est variable mais j’écris sur des périodes concentrés, quand je commence un album je n’ai jamais de textes d’avance, je n’ai pas de fond de tiroir. A la fin de l’écriture d’un album, ce qui n’est pas gardé je jette.

La prochaine étape c’est jouer l’album sur scène, vous êtes impatientes j’imagine ?

Oui impatiente. Il y a une douzaine de dates de prévues pour lancer un petit peu. Il y a 2 Café de la Danse fin février pour fêter la sortie de l’album à Paris et les autres dates débutent dès le 2 février. Après j’espère pouvoir partir sur les routes 1 an et demi ou 2 comme pour les albums précédents, rencontrer le plus de monde.

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Le Mediateaseur remercie chaleureusement Clarika de s’être prêtée à l’interview un peu décalée à propos de ce nouvel opus La tournure des choses.

Nous vous laissons avec le clip encore chaud de Oualou, le nouvel extrait. Une petite vidéo en animation réalisée par Thomas Guerigen.

Et pour connaître les informations à venir sur Clarika et ses dates de tournée, vous pouvez vous rendre sur son site non-officiel mais très complet en cliquant ici ou rejoindre sa communauté sur Facebook en cliquant ici.


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