Interview : Les Touffes Krétiennes

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Les Touffes Krétiennes qu’est-ce que c’est ?

C’est un groupe à géométrie variable avec un petit noyau dur. Il s’agit d’un rassemblement de musiciens de différents groupes qui a donné une fanfare qui met le feu sur scène partout où elle passe. Une énergie et un répertoire qui ont très vite eu leur public et même bien au-delà de nos frontières puisque le groupe a une très grande réputation dans les pays de l’est par exemple et s’exporte très bien.

Pour résumer une très longue tournée, les Touffes Krétiennes viennent de sortir un CD/DVD live. Un très bel objet qui devrait ravir les fans et donner envie aux autres de découvrir et de se le procurer. A l’occasion de cette sortie François, l’un des membres, a répondu à mes questions pour cette interview du week-end. Bonne lecture.

 

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Bonjour François,

Les Touffes Krétiennes, c’est un mix de plusieurs groupes, peux-tu nous dire pour commencer comment s’est créé celui-ci ?

Alors le groupe s’est créé à partir d’une certaine scène française qui avait l’habitude de se croiser en l’occurrence Les Hurlements d’Léo, les Ogres de Barback et les Fils de Thepu. On se croisait souvent, on s’amusait bien et puis on a décidé de monter une fanfare pour rigoler, en total impro. On s’est retrouvé en septembre et on s’est dit, tient on va aller faire la manche à Barcelone. On avait tous des tourneurs, des managers etc. et on s’est remis en danger à partir de zéro à jouer dans la rue sans savoir où on allait loger. C’était assez drôle avec une vraie envie de se retrouver.

Comment travaillez-vous pour les albums car ça ne doit pas être simple ?

En fait il y a très peu de compositions car le groupe est très compliqué en effet. Maintenant c’est un vrai collectif car ça a pris un peu d’ampleur, le bouche à oreille a fait du bruit et maintenant il y a aussi des gars de l’ex Mano Negra, des Têtes Raides, de Babylon Circus. Tout le monde n’est pas toujours là mais ils font partie aussi du collectif. Il y a une dizaine de groupes représentés et la complexité supplémentaire c’est qu’il y en a la moitié à Bordeaux et l’autre moitié à Paris. C’est pour ça que le répertoire est essentiellement des reprises, après on a essayé de mettre une orientation dans les reprises. On a voulu faire une fanfare rock’n’roll en reprenant des morceaux des Clashs par exemple. La guitare électrique est vraiment mise en avant et il y a aussi des chanteurs, ce qui se fait rarement dans une fanfare.

Vous avez fait de nombreux concerts. Là aussi, l’organisation doit être difficile à gérer.

Très compliquée (rires) ! Surtout qu’à la base, on joue que lorsque les autres groupes ne jouent pas. Même si désormais on tourne vraiment car il y a assez de remplaçant pour ça. Ce sont des amis des autres groupes que l’on a formés petit à petit car le but est vraiment de se retrouver entre potes. En aucun cas c’est aller au turbin ni jouer à contrecœur. Après c’est une organisation, on se retrouve avec les 2 camions, l’un qui part de Bordeaux et l’autre de Paris et on se retrouve.

L’énergie qui se dégage de se mélange de tant de groupes de scène se retrouve sur le live qui vient de sortir.

Oui c’est pour ça qu’on a choisi de proposer un live. C’est la meilleure manière de retrouver l’énergie, on avait peur qu’en studio ce soit aseptisé.  Surtout pour des reprises, en studio il faut beaucoup de productions derrière alors qu’en live ça triche pas, c’est décoffrage direct.

Ce live a été enregistré lors de 2 festivals vraiment très différents, comment s’est fait le choix ?

On savait qu’on allait jouer 2 jours à Luxey, un festival qu’on aime bien et qu’on connait bien car on y a déjà tous joué 2 ou 3 fois. On savait qu’il y aurait du monde et du public pour nous, ce qui voulait dire de l’ambiance autant au point de vue sonore que pour nous sur scène. On s’est dit que ca serait bien de faire une captation là-bas. C’est de là que vient la plupart des sons du live. Après pour l’image on était au Sziget festival, qui est quand-même l’un des plus gros festivals européen et où c’est très difficile pour les groupes français de jouer là-bas. Il se trouve qu’on a eu cette chance donc on s’est dit ça vaut quand-même le coup qu’il y ait des captations vidéo.

Les dates prévues jusqu’à la fin de l’année seront les dernières pour la promo ?

Alors là, on est en promo avec 20 ou 30 dates déjà tombées jusque fin décembre mais ensuite l’année prochaine on va continuer la tournée. Là on a surtout annoncé celles qui étaient fixées jusque fin 2009.

Ca vous laisse le temps de penser à la suite ?

C’est encore très compliqué car on essaye cette fois de composer ensemble. Donc cet été on a fait une résidence et du premier cru il y a 2 compositions, l’une collective et l’autre qu’un membre a offert aux autres. Petit à petit on va essayer de continuer comme ça et d’avancer tout en gardant l’esprit de reprendre quelques titres des années 80. Mais on veut effectivement se donner une identité collective et à 10 ou 12 ce n’est pas une mince affaire.

Avant de te laisser je suis obligé de te poser la question, d’où vient ce nom de groupe ?

Alors le nom il est venu je crois d’une des ogresses qui a trouvé le jeu de mots avec l’étouffe chrétien. Et on a tous trouvé ça très bien et en plus cela a fait son effet et c’est ce qu’on voulait.

cover album live Les Touffes Krétiennes

Le Mediateaseur remercie François pour sa sympathie et le temps qu’il m’a accordé. Toutes les infos sur le groupe sur le site officiel : Les Touffes Krétiennes.

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