Interview : Lynda Lemay

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Lynda Lemay, je pense que tout le monde la connait. Il s’agit de cette Québécoise très sympathique qui nous charme avec sa voix et ses textes depuis quelques années déjà.

Son dernier album, Allo c’est moi, est sorti l’année dernière, et l’artiste propose de le découvrir de temps en temps sur scène, généralement par série de 7 ou 8 concerts. Et c’est à l’occasion de son prochain petit passage en France, que Lynda Lemay a bien voulu répondre à mes questions.

C’est par téléphone, de chez elle au Canada, que l’artiste a évoqué avec moi cette série de concerts, sa vision du métier et son lien avec le public.

Bonne lecture à vous.

 

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Bonjour Lynda,

Vous êtes en France pour quelques dates à partir de cette semaine, est-ce que le spectacle va être le même que celui déjà proposé ?

Comme on fait des  tournées de tous petits segments, c’est sûr que la tournée dure longtemps avec le même spectacle. Après je dis ça, mais ce n’est pas totalement vrai car il est rare que je revienne pour un segment de tournée sans avoir au moins ajouté une ou deux nouvelles chansons. Il y a toujours des petits changements, pour les gens qui aiment revenir voir le spectacle de la même tournée, c’est très rare qu’ils n’aient pas de nouvelles présentations de chansons. Moi j’aime me surprendre et j’aime faire découvrir aux gens des choses très récentes. Même si je ne les maitrise pas totalement et la spontanéité plait beaucoup au public. D’ailleurs dès mardi prochain je vais offrir au public 3 petites nouvelles chansons pour leur faire découvrir.

Est-ce que cela fait un peu peur de proposer des chansons inédites au public ?

Au contraire, car je me permets l’erreur. Dans mes spectacles, je recherche l’émotion et pas la perfection. Quand je dis au public que je vais essayer de faire une nouvelle chanson, je leur demande d’être indulgent. Le public est toujours très content d’avoir une primeur et si je me trompe les gens applaudissent. Moi sur scène j’y vais pour m’amuser et je ne pense pas à la perfection car ça ne fait pas partie de moi et les gens le savent. C’est peut-être un manque de pudeur (rires) mais je pense que c’est surtout une confiance installée entre le public et moi, ils sont là pour moi et moi je suis là pour lui.

Ce sont des textes que l’on pourra retrouver sur le prochain album si vous pensez déjà au prochain ?

Oui parce que l’on a l’intention d’enregistrer un album en live de chansons inédites. Les 2 lives que j’ai faits dans ma vie sont des chansons majoritairement pas connues du public. Au lieu de refaire mes grands succès en live, on ne fait pas ça et mon public qui me suit le sait. On essaye de voir quelles chansons et quelles versions. C’est possible aussi qu’on retouche un peu en studio. L’album devrait être prêt pour l’automne prochain. Si tout va bien, il pourrait sortir en octobre.

Pour celles et ceux qui n’auraient pas eu l’occasion de vous voir sur scène, pouvez-vous nous parler un peu du spectacle ?

Alors sur scène c’est très dépouillé, au niveau du décor, tout est fixé sur l’émotion car ça a toujours été mon moteur. Je ne suis jamais dans le tiède, je suis toujours dans le chaud ou le froid, l’émotion ou le rire. J’aime beaucoup aller d’un extrême à l’autre sans avertir. Je suis accompagnée de 4 musiciens extraordinaires qui sont pour la plupart des vieux complices. On a commencé ensemble avec Yves Savard mon guitariste et on très complice. Même chose avec Louis Bernier, le pianiste avec qui j’ai fait je ne sais pas combien d’albums. Il a une façon très intense de jouer. Un autre vieux complice c’est Daniel Jean, qui est aussi un chanteur merveilleux et qui fait mes violons. Et il y a Marco Savard, guitariste qui est là depuis moins longtemps mais tout aussi merveilleux et qui a un autre son à apporter. On s’entend tous les 5 à merveille. C’est un show très guitare, moi-même j’en joue, dépouillé mais quand il faut que ça bouge, j’ai les musiciens d’expérience pour bien servir les chansons.

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 Il va y avoir des chansons incontournables comme par exemple les fameux Souliers Verts ?

Il y a des chansons qui font parties de mes spectacles depuis plusieurs années car je les aime beaucoup et que je n’arrive pas à les défaire. Parfois j’alterne et j’ai du en enlever pour les remplacer par d’autres aux thèmes un peu similaire. Après, il y a des chansons que je ne pourrais pas enlever, je parle ici de Le plus fort c’est mon père. Elle m’a toujours suivie et j’ouvrais même le spectacle avant avec ce titre. Elle est tellement autobiographique qu’aujourd’hui encore j’ai la même émotion en la chantant et je ne trouve pas qu’elle vieillisse. Les souliers verts font encore partie du spectacle (rires), même si ça ne veut pas dire qu’elle le sera toujours, mais je sais que les gens l’attendent et sont heureux dès les premières notes. C’est toujours le même bonheur pour moi de la chanter.

Parmi ces dates françaises, il y a bien entendu l’Olympia. Quelle relation avez-vous avec cette salle dans laquelle vous allez vous produire pour la 51 et 52ème fois ?

Il faut dire que je m’attache vite. Si j’aime un endroit ou une habitude, je vais la conserver le plus longtemps possible tant que ca se passe bien. Je suis comme ça même dans mon quotidien. C’est ce qui se passe avec l’Olympia, aux premières représentations le public a été extraordinaire. Au niveau de la taille, je trouve que la salle se prête bien à mon style, les émotions peuvent bien se transmettre. A chaque fois que j’y suis retourné, ça a toujours été la même magie et le même bonheur. Je revois souvent les mêmes têtes car il y a un public fidèle, et beaucoup aussi qui viennent découvrir et c’est agréable. Je vais les entendre réagir sur des vieilles chansons comme si c’était la première fois qu’ils les entendaient, et c’est le cas. Je n’ai vraiment pas envie de changer et je vais continuer à l’Olympia. J’ai mes repères, je m’y sens comme chez moi et pour moi c’est un vrai confort.

Vous vous souvenez de votre premier passage dans cette salle ?

Disons que je me rappelle la première fois où je suis passée devant et où j’ai vu mon nom en lettres rouges. Ca, c’est toujours impressionnant. Ca l’est pour tout le monde mais pour une petite Québécoise qui ne rêvait pas de devenir chanteuse au départ c’était impressionnant. Au début comme je n’avais pas le talent de chanteuse, j’avais enregistré 2 ou 3 morceaux sur une cassette mais le résultat était vraiment gênant. On a donc décidé pour faire une blague de mettre dessus une photo de moi ratée et j’avais mis comme titre Lynda Lemay à l’Olympia de Paris car c’était comme le rêve ultime.

Une fois sur scène, devant tous ces fauteuils rouges, je me suis sentie comme dans une autre salle, je me suis dit que je n’avais pas à être plus traqueuse, pas plus que lorsque je joue à Lille ou Lyon par exemple. C’est toujours une rencontre avec le public et on ne sait jamais à quoi il va ressembler, parfois il est réservé, parfois exalté. Le plaisir est tout aussi grand qu’ailleurs mais différent, on est quand même à l’Olympia.

Pour évoquer brièvement vos albums studio, ils comprennent toujours entre 15 et 20 titres, est-ce un principe de vouloir offrir autant au public ?

Non, c’est ma difficulté de faire des choix (rires). Parfois quand je réécoute, je me dis celle-ci aurait pu être de côté mais sur le moment je les aime tellement toutes que j’ai des difficultés à choisis et à rester à 14 ou 15 titres. C’est un problème d’avoir autant d’histoires à raconter et de les choisir, du coup on en offre un maximum.

Etes-vous une boulimique de l’écriture ?

Et bien, je n’écrits pas aussi souvent que les gens pourraient le croire. Je me surprends souvent à écrire dans les avions, c’est à peu près là où j’ai quelques heures de presque solitude qui me permettent de me consacrer sur les textes. A la maison, c’est assez rare que j’ai le temps d’écrire surtout depuis la naissance de ma plus jeune qui va avoir 4 ans cet été. C’est une vie très chargée. Là j’ai pris quelques jours de vacances et j’ai écrit des nouveaux textes. C’est ceux-là que j’ai chantés à mon éditeur et qui du coup seront dans le spectacle.

Lynda Lemay à un petit message pour vous :

 Merci encore à cette artiste pour ce superbe moment passé en sa compagnie, pour sa gentilesse, sa simplicité et sa franchise. N’hésitez pas à vous rendre à l’un de ses rendez-vous français pour l’applaudir sur scène, vous trouverez les dates ci-dessous.

Le 25 mars 2010 au Pasino d’Aix-en-Provence

Le 26, Place Armand  Lanoux à Perpignan

Le 27 au Casino Barrière à Toulouse

Le 28 au Fémina à Bordeaux

Le 30 au Zénith d’Auvergne à Cournon d’Auvergne

Le 23 avril à La Grande du Lac à Evian

Le 24 à la salle Jean Daste à Rive de Giers

Les 26 et 27 avril à l’Olympia de Paris.

One thought on “Interview : Lynda Lemay

  1. J’ai déja vu Lynda sur scène plusieurs fois et ce sont des moments magiques. Je n’ai hélas pu venir la revoir cette année à Bordeaux.
    J’espère cependant à nouveau pouvoir assister bientôt à un autre spectacle.

    Merci de tout coeur à cette artiste d’exception.

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