Interview : Cathy Gauthier

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Après les interviews de Linda Lemay (ici) et Les Cowboys Fringants (ici), Le Mediateaseur continue à se créer des liens avec les artistes canadiens.

Ainsi, aujourd’hui je vous propose l’interview de l’humoriste Cathy Gauthier. Nous vous avions parlé de cette tornade blonde il y a peu de temps lors de la présentation de son spectacle à Paris pour 4 dates exceptionnelles.

Qui est-elle ? Qu’a-t-elle pensé de l’accueil du public français ? Et compte-t-elle revenir ? Voilà quelques questions que je lui ai posées par téléphone en direct de Montréal.

Bonne lecture.

 

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Bonjour Cathy,

Pour commencer, pouvez-vous vous présenter en quelques mots pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?

Il y en a beaucoup (rires).

Donc je suis une humoriste québécoise qui fait de l’humour « énergisant », je dirais.  Je parle de ce qui se passe autour de moi, des relations hommes / femmes, et avec un humour assez cru et direct. Cela fait plus que quelques mots (rires).

D’où vous vient votre inspiration en général ?

C’est ce qui se passe autour de moi ou d’amis, je grossis les traits pour rendre comique, mais tout ce que je raconte est vrai. Il n’y a pas d’absurdité dans mes textes.

Comment se passe la collaboration avec François Avard ?

J’écris mes affaires et François Avard fait la script-édition. C’est-à-dire que j’ai une rencontre avec lui environ une fois par semaine, en période d’écriture. Je lui montre ce que j’ai écrit, et lui, il m’aide à m’orienter dans les bonnes directions, en me disant « ok, ce sujet-là tu peux l’exploiter, celui-ci laisse tomber ca ne vaut pas la peine ». C’est juste un guide qui n’écrit pas de gag pour moi. Bien sûr si une idée lui vient, il me la donne mais son boulot à lui ce n’est pas ça.

Vous avez présenté votre spectacle à Paris il y a quelques semaines, êtes-vous contente de l’accueil que vous avez eu ?

Oui, extrêmement contente. Honnêtement, je ne m’attendais pas à une telle réaction. Ca a marché au-delà de mes espérances.

Seulement 4 jours, ce n’était pas un peu court pour faire marcher le bouche à oreille ?

En fait, c’est le seul temps que j’avais. Comme j’ai déjà ma tournée ici au Québec, je n’ai pas de date dans le calendrier où je peux partir plus que ça. Mais maintenant que l’on sait qu’il y a un intérêt, je reviens en France l’an prochain pour 1 mois. J’aurais plus le temps d’adapter et de me familiariser avec la culture parisienne et française pour adapter, de mieux en mieux, mes textes.

Vous aviez déjà adapté quelque peu cette fois-ci ?

En fait, je garde mon accent mais parfois il y a des mots que je ne peux pas traduire, ils restent comme tels et j’aime mieux les expliquer, plutôt que d’emprunter un langage qui n’est pas de moi. Par exemple à Paris, on dit soutif et chez nous c’est soutien-gorge ou brassière.

Sinon, en fait à Paris, j’ai présenté un amalgame de mes 2 spectacles. J’avais choisi mes numéros de l’ancien et du nouveau spectacle que je trouvais qui présentaient bien. On m’avait dit là-bas l’humour cru ça marche moins bien, donc j’avais choisi les moins crus, si on veut. Mais j’ai vu que c’étaient justement mes sketches les plus vulgaires qui marchaient. Donc la prochaine fois, j’ouvrirai plus la vanne avec un peu plus de salé.

Vous avez eu le temps de comparer le public français et canadien ?

Ca arrive que les gens rient à des places différentes. Je pense qu’à Paris les gens riaient de mon accent et au Québec ce n’est pas des mots qui déclenchent des rires. Par exemple, si je dis Tabernacle au Canada c’est normal mais en France, ils trouvent ça drôle (rires).

Y a-t-il quelques humoristes français que vous appréciez ?

J’admire énormément Florence Foresti, Gad Elmaleh. Franck Dubosc est en ce moment ici pour son spectacle et c’est une véritable star ici. Mais mon préféré, j’avoue, c’est Gad Elmaleh, même si ça n’a rien à voir avec mon style d’humour.

Votre tournée au Canada dure encore jusqu’à l’année prochaine. Comment faîtes-vous pour être toujours aussi énergique ?

Je m’entraine avec un entraineur privé pour tenir la forme, et sinon je pense que c’est vraiment l’adrénaline du moment qui fait que mon énergie explose. Je compare souvent faire un spectacle comme faire un saut en parachute, j’ai vraiment beaucoup beaucoup de trac avant la scène, qu’il y ait 100 ou 1000 personnes dans la salle, je me dois de faire un bon spectacle, pour moi c’est primordial. Si je veux que les gens en aient vraiment pour leur argent, il faut que je donne l’énergie au public.

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Merci beaucoup à Cathy Gauthier pour sa gentillesse et sa disponibilité envers Le Mediateaseur. J’espère vous donner envie de découvrir son univers et nous en reparlerons dès qu’elle sera à nouveau de passage en France.

En attendant pour nos amis canadiens, vous trouverez toutes les dates de la tournée en cliquant ici.

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