Interview : Roger Louret

roger-louret-interview-mediateaseur-home

Est-ce encore la peine de présenter Roger Louret ? Ce monsieur, à qui l’on doit notamment des spectacles musicaux comme Les Z’années Zazous, Les Années Twist ou plus récemment Au bonheur des tubes (que nous avions évoqué ici).

Demain et dimanche, il présentera à Bobino sa nouvelle création Le Fantôme de l’Olympia, les années Bécaud. Evidemment il s’agit d’un spectacle basé sur les titres de ce dernier. Et pour en parler avec nous, Roger Louret a accepté de répondre à mes questions.

Bonne lecture.

 

*****

 

Bonjour Monsieur Louret,

Vous êtes le créateur du spectacle Le Fantôme de l’Olympia. Pouvez-vous nous dire pour commencer, comment vous avez eu l’idée de départ ?

D’abord j’aime énormément Gilbert Bécaud et toutes ses chansons. Je pense que c’est venu sûrement de ma formation. J’ai une formation de piano, une de danse classique et un prix du conservatoire de théâtre donc je ne peux pas être insensible à une bête de scène comme Gilbert Bécaud.

Créer un spectacle aussi spécifique sur une personne est-ce plus difficile à faire que vos précédentes créations ?

Je crois qu’en fait je ne me pose pas ce genre de questions. Vous savez si on part dans une aventure artistique en pensant aux difficultés, on n’y va pas. On serait trop lucide et ça serait terrifiant (rires). Je suis un homme qui a passé sa vie à obéir à ses envies et j’ai eu envie de faire ça, j’ai trouvé les gens qu’il faut pour ce genre d’aventure et je l’ai fait.

Pouvez-vous nous parler un peu des tableaux ?

Dans l’œuvre de Bécaud, dans toutes ses chansons, ce sont des thèmes très précis et on peut dire même du voyage. Que ce soit les influences latino, les steppes de Russie ou la Place Rouge, c’est très précis avec des approches comme l’amour, la différence, la solitude et ses origines de province. Les tableaux n’étaient pas difficiles à faire, il suffisait de faire un petit tri.

Justement comment s’est fait le tri parmi toutes les chansons du chanteur ?

Gilbert a fait un peu plus de 500 chansons, on en a travaillé 400 et il en reste 100 dans le spectacle. Sans prétention, ça fait 40 ans que je navigue dans la musique donc ça n’a pas été difficile. Je pense que ce genre de spectacle, je le nourrie depuis de nombreuses années sans le savoir, et le moment où on le monte on est déjà chargé de tas de choses. Moi je ne me vois pas, même avec 3 mois de répétition, faire quelque chose sur un artiste que je ne connais pas.

Le casting a-t-il aussi été facile à faire ?

Oui très facile car le premier rôle c’est tout simplement Philippe Candelon, celui pour qui j’ai monté Les Années Twist, La java des mémoires etc, on ne quitte jamais un bateau qui gagne (rires). Je me suis entouré de gens avec qui j’avais envie de travailler et que je connaissais par d’autres spectacles que j’avais faits avec eux. C’est 5 personnalités précises et ça a été rapide à faire.

Ce spectacle est annoncé pour 2 jours à Bobino, pourquoi si peu ?

En fait, le but c’est d’essayer de faire en sorte que ce spectacle on puisse le jouer régulièrement. Ce n’est pas le genre de spectacle à mettre facilement en chantier surtout quand on compte le nombre de ceux qui se cassent la figure. Il y a toujours des preuves à faire. Et puis nous avons mis 3 ans, en jouant 1 fois tous les 6 mois, pour convaincre les gens de faire Les Années Twist, il faut toujours trouver le moment pour déclencher les choses.

Et pour terminer, pourquoi le spectacle n’est pas proposé à l’Olympia, lieu très lié à Bécaud ?

Tout simplement car la personne qui a acheté le spectacle avait la salle. Et puis c’est à mourir de rire toute la confusion qui se fait pour un spectacle où les gens confondent Le Fantôme de l’Opéra, alors que c’est Le Fantôme de l’Olympia, et que l’on joue à Bobino, c’est très drôle. Gilbert qui était très porté sur l’ésotérisme et ces choses-là doit beaucoup rire de ce genre de confusions (rires). 

Merci encore à Monsieur Roger Louret pour son temps et sa grande simplicité. Le spectacle Le Fantôme de l’Olympia, les années Bécaud est à Bobino ce week-end pour 3 représentations. Samedi à 20h30 et dimanche à 14h et 17h.

En plus de Philippe Candelon vous pourrez applaudir Stéphane Jacques, Stéphanie Impoco, Jules Grison, Sarah Sahafi, Pascal Celma (également à la direction musicale) et Joseph Lipomi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *