Interview : Cascadeur

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Cascadeur, nous vous en parlions ici lundi, jour de sortie de son premier album The Human Octopus. Du moins, le premier à sortir chez une maison de disques, contrairement aux 3 albums précédents que l’artiste avait autoproduits.

Cascadeur, c’est un « personnage ». Il a un véritable visuel très fort car vous ne le verrez jamais sans sa combinaison et son casque sur la tête qui lui cache le visage. Une idée qui lui vient de son enfance car il avait un jouet du même nom et qui exprime bien ses prises de risque. Pour en savoir plus sur l’homme et l’album, nous avons eu le plaisir de rencontrer Cascadeur pour qu’il réponde à nos questions.

 

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Bonjour Cascadeur,

Ton album The Human Octopus vient de sortir, c’est le premier « vrai album » on va dire. Comment l’as-tu travaillé et comment te sentais-tu avant la sortie ?

Je crois que j’ai mis la même énergie dans chaque album, j’y ai passé aussi le même temps mais ça n’engageait quasiment que moi. Et là maintenant ça engage un certain nombre de personnes donc je me sens responsable d’un éventuel échec ou succès. Il y a d’autres formes d’inquiétudes mais c’est tout de même un bonheur total. Et puis j’ai eu de meilleurs moyens techniques donc j’ai pu mettre des vraies cordes, avant, tout ça était inaccessible. Mais on n’a pas voulu en faire trop dans le côté surproduit et je pense que cet album est assez fidèle à ce que je voulais.

Le fait de travailler seul en home studio, c’est important pour toi cette liberté de travail ?

Oui et je suis resté très libre pour cet album. J’ai pu travailler dans mon environnement, il n’y avait pas de raison de changer les choses puisque le label aimait bien mon travail. Ça aurait été dangereux de tout « casser ». C’était une période très chouette ou j’ai agrandi un peu mon studio en passant un temps fou sur le choix du matériel.

Comment crées-tu tes morceaux ?

De façon très simple, je suis sur mon piano, que j’ai depuis mes 12/13 ans, un piano droit acoustique. J’ai une ligne mélodique mais sans texte, ou quelques mots, ensuite j’écrit les textes à la fin et je passe aux arrangements et à la mise en place des morceaux. J’aime écrire beaucoup donc il y en a un bon nombre qui ne sont pas enregistrés.

Dans cet album, ce ne sont que des nouvelles créations ou tu as repris des morceaux déjà existants en plus ?

En fait c’est un spécial car j’ai pioché dans les 3 albums autoproduits pour faire celui-ci. C’est pour ça qu’il a le même titre que mon premier album autoproduit. Mais tous les morceaux ont été retravaillés, réorchestrés. Il y a 2 morceaux assez proches, sinon toutes les versions sont nouvelles pour les gens qui ont mes premiers albums.

Le choix des morceaux a été compliqué, je suppose ?

J’avais une logique assez narrative et je crois que ça s’est fait assez simplement. Il y a un morceau que j’ai enlevé à la fin car je n’aimais pas ce que j’avais refait dessus, alors que ça devait être un titre assez fort de l’album. Et au dernier moment j’ai remplacé un autre titre qui est Blind Test, que je joue sur scène, par Highway 01. Il y a eu quelques petites choses comme ça.

La première chose qui surprend en écoutant ton album quand on te découvre, c’est la différence entre l’idée un peu électro qu’on pourrait se faire, et ce qu’on entend vraiment.

C’est un peu finalement l’univers mécanique que ça évoque avec notamment l’accoutrement. Et je voulais qu’on dise que ce mec n’est pas dans la mécanique mais bien dans le cambouis et les matières fluides.

Tu te produis également sur scène. Là aussi les morceaux sont à nouveaux réorchestrés ou non ?

Oui par la force des choses car comme je suis tout seul sur scène, il faut s’arranger (rires). Quand je vois l’album et ce que je fais sur scène il y a quand même des grosses différences, mais c’est bien.

Tu as un univers particulier et tu es seul sur scène, comment définir un de tes spectacles et donner envie aux lecteurs qui pourraient avoir un peu « peur » ?

Il faut être patient et ne pas s’arrêter à la première impression. Mon apparition peut prêter à sourire éventuellement mais il faut attendre un peu. Je comprends que ce n’est pas évident quand tu ne connais pas le truc. Maintenant il y a un peu plus de mise en scène donc ça étoffe l’entrée.

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Le Mediateaseur remercie encore Cascadeur pour cet entretien bien sympathique et espère vous avoir donné envie de découvrir son univers et son album The Human Octopus. Quelques dates de concert sont déjà prévues sur son myspace, vous pouvez les consulter en cliquant ici.

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