Interview : Greenshape

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Greenshape, nous vous l’avons présenté ici lors de notre chronique de son premier album Storyteller.

Nous avons eu le plaisir de rencontrer hier le chanteur autour d’un café en toute décontraction et nous avons pu ainsi parler de son parcours musical et de sa manière de travailler la musique présente sur cet opus. Nous espérons vous donner envie une fois de plus de vous plonger dans son univers.

Bonne lecture.

 

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Bonjour Greenshape,

Pour débuter l’interview, est-ce que tu pourrais nous parler de toi en quelques mots pour nos lecteurs ?

Et bien je m’appelle Régis Israël, j’habite à Valenciennes dans le Nord-Pas-de-Calais, je suis né à Cambrai, j’ai toujours vécu dans le Nord. Je fais de la musique depuis mes 13 ans environ, j’ai été élevé aux grains et aux Beatles et à Cat Stevens. J’ai fait un petit groupe de chansons françaises quand j’étais ado, après j’ai fait de la folk en français jusqu’à aujourd’hui où je me suis dit qu’il fallait arrêter de la chanter en français alors que c’était les Américains qui la faisait.

Greenshape, c’est ton pseudo à toi ou c’est pour un groupe ?

Non c’est mon pseudo, j’avais envie de me cacher derrière ça, même si ce n’est pas vraiment un refuge. C’est surtout que pour faire un album folk, c’est mieux que Régis Israël, c’est un peu plus vendeur.

Niveau écriture et composition, tu fais tout toi-même ?

J’écris les textes et la musique, oui. Après je laisse les arrangements à d’autres car c’est encore un autre métier. Mais je ne me vois pas chanter les chansons des autres.

De quelle manière travailles-tu tes chansons en général ?

En général entre 2h et 3h du matin (rires). J’écris souvent la nuit, et on dit toujours que le premier album est un peu biographique, c’est un peu vrai. C’est l’album que je rêvais de faire, même au-delà je pense, je n’aurais pas osé imaginer tomber sur Tore Johansson et enregistrer mes chansons en Suède. Ca, c’était chouette.

Tu peux nous parler un peu de cette rencontre ?

Au départ, je devais enregistrer l’album avec quelqu’un d’autre et pour des raisons d’emploi du temps, ça ne s’est pas fait et on a essayé d’enregistrer avec Tore. Le courant est passé de suite, on s’entend vraiment bien, on se donne des nouvelles régulièrement et il est même venu bouffer chez moi cet été. On s’est autant entendu au niveau musical qu’au niveau humain, donc c’était super.

Tout ça a donné ton premier album Storyteller qui est sorti le 17 octobre dernier, es-tu content de l’accueil jusqu’à présent ?

C’est super, je ne m’attendais pas à tout ça, pour l’instant c’est royal et il n’y a vraiment pas de quoi se plaindre. Le clip va bientôt sortir à la télé, il commence à y avoir de plus en plus de radios, de papiers dans la presse, donc c’est cool.

Tu évoques le clip tout à l’heure, on a eu plaisir à le diffuser car il est vraiment très esthétique, tu t’es impliqué dans sa création ?

Carrément oui. C’est un pote à moi qui s’appelle Alex Dinaut qui l’a réalisé. C’est un de mes meilleurs amis avec qui on se demandait quoi faire de ce clip, on avait bien envie d’aller voir du côté des Circassiens ce qui pouvait bien se passer. La chanson peut un peu faire penser à ce côté-là.

Pour en revenir à l’album, il est vraiment sympa à écouter, je l’ai juste trouvé un peu mélancolique dans l’ensemble. Ca te va comme adjectif ?

Oui, ça ne me dérange pas, la mélancolie, ça n’est pas de la tristesse. Et puis la mélancolie, ça va de l’avant, pas la tristesse. Moi, de toute manière, les artistes qui me plaisent sont assez mélancoliques, ils me font plus vibrer. On est souvent plus touché par un film d’Aronofsky que par un de Max Pécas en général.

Et sur scène, ça donne quoi ?

On essaye d’électrifier tout ça. Pour l’instant, la première partie de la tournée, on la fait guitare folk et guitare électrique, et bientôt on va avoir un batteur et un bassiste donc on va essayer de faire bouger tout ça. Le live, c’est de la musique vivante, l’intérêt n’est pas de reproduire ce qu’il y a sur l’album. Il y aura les fondations qui seront là mais ça sera pêchu.

Tu faisais des concerts avant la sortie, tu en as fait depuis, tu te rends déjà compte qu’il y a plus de monde ou que des nouvelles personnes viennent grâce à l’album ?

Ouais bien sûr, j’ai même surpris des gens à chanter mes chansons (rires) donc c’est génial. C’est pour ça qu’on fait de la musique, c’est pour remplir des salles, faire un disque, ce n’est pas une fin en soi. C’est la clé qui ouvre la porte du live, c’est une carte de visite.

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Le Mediateaseur remercie une fois de plus Greenshape pour sa spontanéité et sa sympathie. L’album Storyteller est dans les bacs et nous ne manquerons pas de reparler de cet artiste et de ses futures actualités.

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